22 octobre 2010

Les vrais responsables

      Mon intention, en créant ce blog, était de parler avant tout de littérature. Mais toute l’atmosphère intellectuelle en France est envahie par la politique, il est devenu impossible de se préoccuper d’autre chose. Je vais donc donner mon opinion sur la situation actuelle.
       Je pense que la politique menée actuellement par le président de la République est honteuse, inefficace et criminelle. Je ne rentre pas dans les détails. Je crois que la situation va continuer à se détériorer, les tensions vont atteindre un degré explosif, des gens vont mourir. Puis, il y aura sans doute une révolution, et les choses, peu à peu, vont finir par rentrer dans l’ordre. Tout cela est écrit, inéluctable, ce n’est pas la peine d’insister. Mais la question qu’il faudra bien se poser, un jour ou l’autre, est la suivante : qui est le responsable de cet immense gâchis ? La réponse, que personne n’ose formuler, est la suivante : le vrai responsable, c’est le peuple français. Je soutiens qu’en 2007 les Français ont délibérément choisi le candidat le plus vulgaire et le plus populiste, parce qu’ils avaient soif de cela, de vulgarité et de populisme. Après cinq présidents raffinés et cultivés, les Français se sont lassés de l’intelligence qu’ils ont assimilée à l’immobilisme, ils ont sincèrement cru qu’un président plus primaire, plus bête, changerait davantage les choses. Mus par de vils instincts matérialistes, ils ont accepté, en pleine conscience, de sacrifier une partie des valeurs de la France contre un accroissement escompté de leur prospérité, de leur « pouvoir d’achat » comme on disait alors. Bien entendu, cet accroissement n’est pas venu, et comme à chaque fois qu’on renonce à ses valeurs, c’est le contraire qui s’est produit. Les Français se sont alors réveillés (ou se réveilleront, pour les plus lents d’entre eux), non seulement plus pauvres, mais avec un exécutif d’une indignité jusqu’alors inédite. On serait tenté de dire : bien fait pour eux. Comme toujours, la colère succède aux pulsions frustrées, et c’est le spectacle de l’épanouissement de cette colère que nous réservent les mois à venir. Tout cela est triste, bien triste.

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