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21 novembre 2011

La Bête qui meurt

      Terminé La Bête qui meurt de Philip Roth. Lecture agréable, même si cela ne vaut pas les éloges outrés que l’on adresse en France à l’œuvre de Roth. Beaucoup de contenu sociologique, des réflexions justes et intéressantes sur les femmes, l’âge, la société. Les digressions sont plus intéressantes que l’histoire elle-même, à cause de l’insignifiance du personnage féminin. Immoralisme frappant de toute cette génération née dans les années trente (Woody Allen, Philippe Sollers, Roth, etc.). Toujours les mêmes histoires de vieux intellectuels couchant sans vergogne avec des étudiantes. Pour eux, le sexe est la réalité suprême, pas de forces de l’esprit, la mort comme néant absolu.

16 juillet 2012

Pastorale américaine

      Laissé tomber Pastorale américaine de Philip Roth. Des personnages intéressants, une bonne histoire, mais tout ça est beaucoup trop dilué, avec des longueurs qui rendent la lecture très pénible. Rien ne m’ennuie davantage, en littérature, que les interminables descriptions techniques à la Balzac. On sent que Roth a ajouté cela de manière un peu artificielle, pour donner du poids à son livre, pour donner le jour à un « grand roman ». Et puis, outre cela, c’est surtout cette absence de tenue dans le domaine moral qui m’insupporte – lacune d’autant plus grave qu’elle se traduit par un style souvent lâche et profus, par des phrases interminables destinées à retranscrire les méandres fangeux des pensées du narrateur. Ca m’avait déjà gêné dans La Bête qui meurt. Mais La Bête qui meurt ne fait que deux cents pages, tandis que Pastorale américaine en fait six cents. Que tout ceci est éloigné de la concision classique ! On devrait obliger tous les écrivains à lire un peu de latin avant de se mettre à leur table de travail, histoire de leur rappeler les vertus de l’économie du langage… Bref, c’est cette alliance du naturalisme et de l’immoralisme qui me rend la lecture des œuvres de Roth totalement impossible.