J’ouvre le Dhammapada, le recueil des paroles du Bouddha, et je lis les versets suivants :
Mon esprit autrefois courait le monde
Selon son désir, son plaisir et son envie.
Désormais, je l’apprivoise entièrement,
Comme un cornac, avec son croc,
Maîtrise un éléphant en rut.
Jamais paroles plus nobles ont-elles été prononcées ? Jamais combat plus ardu a-t-il été remporté ? Il ne s’agit plus ici seulement de combattre ses penchants, comme tous les philosophes sérieux nous y incitent. Le champ de bataille se situe encore une strate plus bas, au niveau des manifestations les plus instinctives et les plus immédiates de notre subjectivité : au niveau des pensées.
Peut-on se représenter l’existence de celui qui s’est engagé sur un tel chemin ? La lutte, pour lui, ne cesse jamais, et la maîtrise qu’il a décidé d’acquérir sur lui-même doit être maintenue au prix d’une vigilance de tous les instants. Il est vrai que les fruits en valent la peine : une souveraineté absolue et définitive sur soi-même, et donc sur son environnement ; l’affranchissement progressif des chaînes de la causalité psychique.
Hé bien ! suivons la même voie. J’ai assez arpenté les pentes stériles de la rêverie. J’ai assez nourri mon ego des déjections d’un cerveau abandonné à lui-même. Désormais, je veux imposer à mon esprit un joug d’acier. Je veux mener chacune de mes pensées sur le sentier de la rectitude et du salut. Je ne veux plus dériver. Je veux me battre.
(Illustration empruntée à ce site.)
Désormais, je l’apprivoise entièrement,
Comme un cornac, avec son croc,
Maîtrise un éléphant en rut.
Jamais paroles plus nobles ont-elles été prononcées ? Jamais combat plus ardu a-t-il été remporté ? Il ne s’agit plus ici seulement de combattre ses penchants, comme tous les philosophes sérieux nous y incitent. Le champ de bataille se situe encore une strate plus bas, au niveau des manifestations les plus instinctives et les plus immédiates de notre subjectivité : au niveau des pensées.
Peut-on se représenter l’existence de celui qui s’est engagé sur un tel chemin ? La lutte, pour lui, ne cesse jamais, et la maîtrise qu’il a décidé d’acquérir sur lui-même doit être maintenue au prix d’une vigilance de tous les instants. Il est vrai que les fruits en valent la peine : une souveraineté absolue et définitive sur soi-même, et donc sur son environnement ; l’affranchissement progressif des chaînes de la causalité psychique.
Hé bien ! suivons la même voie. J’ai assez arpenté les pentes stériles de la rêverie. J’ai assez nourri mon ego des déjections d’un cerveau abandonné à lui-même. Désormais, je veux imposer à mon esprit un joug d’acier. Je veux mener chacune de mes pensées sur le sentier de la rectitude et du salut. Je ne veux plus dériver. Je veux me battre.
(Illustration empruntée à ce site.)



